Le trading des chiffres économiques de la semaine
Les indices des directeurs d’achat en Zone Euro
On surveillera s’ils continuent d’indiquer le ralentissement initié le mois dernier
Les indices des directeurs d’achat en Zone Euro sont publiés mercredi matin, avec ceux de la France et de l’Allemagne.
En Allemagne, les High Frequency Data comme les réservations dans les restaurants sont en baisse depuis le début du mois, les sondages sur les sentiments des consommateurs affichent un déclin.
A l’inverse, le « German Weekly Activity Index » de la Bundesbank qui mesure l’activité en temps réel est au plus haut de l’année.
Globalement, ce sont toujours les services qui tirent la croissance, notamment en Allemagne.
En France, les estimations sur l’activité réalisées par la Banque de France, montrent une amélioration dans les services et un secteur manufacturier inchangé.
On surveillera si ces indices des directeurs d’achat continuent d’indiquer le ralentissement initié le mois dernier et surtout si les indices composite en Allemagne et en Zone Euro passent en dessous de 50.
Auquel cas, cela pourrait inciter la BCE à baisser ses taux dès de son prochain Conseil de Gouverneurs, en septembre, même si Mme Lagarde n’a pas donné d’indication jeudi dernier.
La 1ère estimation du PIB du second trimestre aux USA
La croissance américaine devrait ré accélérer
La croissance aux USA est attendue en hausse à +1,9% pour le second semestre, plus que le premier trimestre qui était à +1,4%.
Il y a eu les ventes au détail qui sont sorties fortes sur les 3 derniers mois. A un rythme de +5,6% annualisé pour le groupe témoin qui fait partie du calcul du PIB.
Les ménages américains continuent de consommer et ils ont leurs revenus qui augmente.
La production industrielle aussi, affiche le plus fort gain depuis 2021.
Selon Bank of America (NYSE:BAC), la croissance américaine devrait même atteindre +2,3% en annualisé, pour le 2ème trimestre.
Donc, un chiffre attendu fort par le marché.
Les dépenses de consommation personnelle aux USA
Ce chiffre ne devrait pas changer les anticipations de marché pour la FED
Etant donné, la surprise avec le chiffre de l’inflation à la baisse, le marché s’attend à un ralentissement pour ce chiffre aussi. Mais attention, car les prix à la production sont sortis plus forts et certains éléments de ces prix font aussi partie du calcul des dépenses de consommation personnelle.
Les économistes anticipent donc que les dépenses de consommation personnelle devraient afficher une hausse légère voire stagner d’un mois sur l’autre.
En annualisé, elles sont attendues à +2,5% contre +2,6% le mois précédent (en violet sur le graphe).
Même si ce chiffre est important car c’est la mesure d’inflation préférée de la FED, d’un point de vue trading, les anticipations de taux inchangés sont à 96% pour le prochain FOMC, ce qui signifie que la barre pour que ce chiffre puisse changer ces anticipations est très (trop) haute.